La science et la foi...

Sheikh Abdoul-Aziz Ibn Abdallah Ibn Baz (Qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : « La science [al 'ilma] c’est de dire : " Allah à dit [dans Son Livre]... et le Prophète a dit..., c’est cela la véritable science et donc la connaissance du Livre d’Allah et de la Sounna du messager d’Allah et ce qui peut aider à cela [ce qui nous ais parvenu des Salafs As-salih]... Le devoir des gens de science [ahl al ‘Ilm], est de se concentrer sur ces deux grandes règles et d’appeler les gens à se conformer à cela de même pour ce qui est de leurs élèves [toulab al ‘Ilm]. Que leur but ou leur objectif soit de toujours se concentrer sur ce qu’a dit Allah et ce qu’a dit Son messager, de s’y conformer par la pratique et d’appeler les gens à s’y conformer. Il est interdit d’appeler les gens à une quelconque divergence ou division et ne jamais accorder de crédit aux partis d’untel ou un autre, de même que l’avis d’untel ou les paroles d’un autres, mais le devoir qui nous incombe est que l’appel à la religion d’Allah soit unique et identique pour tout le monde c'est-à-dire se concentrer sur ce qu’a dit Allah [dans le Coran] et ce qu’a dit Son messager [dans la Sounna]. Surtout ne pas se concentrer sur une seule doctrine [madhab]… […] Le but des musulmans doit être commun, et leur chemin aussi, celui de se conformer au Livre d’Allah [Al-Kitab] et la Sounna de son messager ! »

La science et la Foi - العلم و الإيمان

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Un modèle d’exemplarité de la haute détermination dont faisaient preuve les Salafs dans la quête de la science religieuse

Écrit par Sheikh Salih Al Sheikh. Publié dans La science et la Foi

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Un modèle d’exemplarité de la haute détermination dont faisaient preuve les Salafs dans la quête de la science religieuse

Sheikh Salih Al Sheikh (Qu'Allah le préserve)

[…] « Alors que j'étais allongé, j’entendis le bruit confus de plusieurs voix puis l’un des responsables de l’hôtel entra dans ma chambre et me demanda : « Tu connais Abû Abdillâh ? Fais-tu partie de ses compagnons ? ». Je répondis : « Oui ! En effet. » ; Il dit alors : « Pourquoi ne nous en as-tu pas informé à ton arrivée ? Voici Abû Abdillâh Ahmad qui est venu te rendre visite ». Il ouvrit alors la porte, (l’imam) Ahmad entra puis s’approcha de lui pour lui dire ceci : « Tu nous as manqué alors nous sommes venu te rendre visite, qu’Allah augmente tes bonnes actions ! » ; Ou encore : « Espère la récompense d’Allah ! Ô Baqîyou, aux jours de (bonne) santé, il n’y a pas de mal (maladie), et aux jours de la maladie, il n'y a pas de santé, qu’Allah te pardonne et te guérisse !».


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Sheikh Salih Al Sheikh

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(( نموذج من همة السلف العالية فى طلب العلم))

[...] Au moment où l’imam Ahmad (né en 164/ mort en 241 après l’hégire) n’eu d’autre choix que d’adopter une position très ferme et se dresser pour protéger la Sounna et la défendre lors de l’apparition de la fitna autour de la thèse de "la création du Coran", on lui interdit de dispenser des cours (en science religieuse). Le gouverneur lui avait dit : « Tu n’enseigneras plus ! ». Il suivi donc son ordre et se rendait à la mosquée puis en revenait sans y enseignait la science.

Baqîyou Ibn Makhlad - l’auteur de la plus grande référence en matière de hadith – il n’y en a pas d’autre, la plus grande référence en matière de hadith c’est celui Baqîyou Ibn Makhlad (né en 201/ mort en 276 après l’hégire), l’un des savants d’Andalousie (de l’époque musulmane).

Ce dernier voyagea de l’Andalousie jusqu’à Bagdad (en Irak) et se rendit jusque là bas pour rencontrer l’imâm Ahmad. Il n’avait pas eu vent de la fitna autour de la thèse de "la création du Coran" ni de l’interdiction d’enseigner imposé à l’Imâm Ahmad. Il interrogea [les gens] : « Ou est l’imâm Ahmad Ibn Hanbal ? Ou est Abû Abdillâh ? » ; [Les gens] le renseignèrent, ils l’informèrent qu’il ne dispensait pas de cours.

[On lui indiqua l’habitation de l’imam Ahmad,] Baqîyou Ibn Makhlad dit : « J’ai frappé à la porte de sa demeure. J’ai ensuite demandé après lui et il ne tarda pas à venir à moi ». Je lui dis aussitôt : « Je suis un étudiant en science religieuse, je viens du Maghreb ».

L’Imâm Ahmad lui demanda : « Viendrais-tu d’Afrique ? (Ndt: région de l'actuelle Tunisie) »

Baqîyou Ibn Makhlad répondit : « Non, de plus loin que ça ! Si nous désirons y aller, nous devons traverser la mer pour cela. Je viens de l’Andalousie ! »

L’Imâm Ahmad lui dit : « Tu es le bienvenu ! Que veux-tu ? »

Baqîyou Ibn Makhlad répondit de la sorte : « Par Allah ! Je ne suis venu (jusqu’ici) que pour pendre de toi la science ! ».

L’Imâm Ahmad lui répondit : « Tu as sans doute eu vent de ma situation, je ne dispense aucun enseignement. »

Baqîyou Ibn Makhlad dit alors : « Pour ma part, je veux entendre le hadith que pour moi seul » ou encore : « Enseigne-moi la science à moi seul ! ».

L’Imâm Ahmad dit : « Certes, mais à une seule condition !». Baqîyou Ibn Makhlad dit à son tour : « Demande moi ce que tu veux !» ; Il dit alors : « Tu ne devras t’assoir dans aucune des assises de science et du Hadith ».

(Le Sheikh dit) : " De manière à ce qu’on ne le soupçonne pas de fréquenter les assises de science et qu’en même temps il visite l’imam Ahmad chez lui, ce qui laisserait supposer que l’imam Ahmad enseignerait maintenant chez lui ou qu’il enseignerait à lui ".

Baqîyou Ibn Makhlad lui dit : « [D’accord !] T’as demande est acceptée. »

L’Imâm Ahmad lui répondit donc : « Par conséquent, tu viendras ici tous les jours sous l’apparence d’un mendiant – (Le Sheikh dit) : " l’étudiant en science religieuse est ainsi, il demande la science (comme le mendiant) ! " - Tu toqueras à la porte et je sortirais pour te remettre un peu de pain et [avec cela] je te transmettrais un ou plusieurs hadiths ».

C’est donc sous cette forme qu’il lui rendit visite [tous les jours] pendant des années ; Baqîyou Ibn Makhlad dit : « Je me coiffais alors d'un turban doublé et revêtais le vêtement de la mendicité porté par les pauvres ». Il dit encore : « Tous les jours je venais toquer à la porte sous l’apparence d’un mendiant et je leur disais [aux gens] (en criant) : « La Récompense ! Qu’Allah vous préserve ! ».

Baqîyou dit ensuite : « C’était la coutume de dire pour mendier à Bagdad : « La Récompense ! Qu’Allah vous préserve ! » ; C’est-à-dire : cherchez la récompense ou demandez la récompense ou ce qui va dans ce sens.

Baqîyou Ibn Makhlad dit encore : « L’imam Ahmad sortait pour me remettre un peu de pain et [à chaque fois] il me transmettrait un ou plusieurs hadiths » ; Il dit : « J’ai apprit un grand nombre de hadiths de cette manière ». Puis il ajouta : « Lorsque le gouverneur décéda et lui succéda celui qui aimait la Sounna » - (Le Sheikh dit) : "Il veut parler d’Al-Moutawakil " – l’imam Ahmad recommença à enseigner dans la mosquée. Il dit : « [Et dans les assemblées de science], l’Imam Ahmad me faisait asseoir près de lui, il me prêtait [toujours] une attention particulière comparé aux autres étudiants et disait : « Celui-ci mérite vraiment le titre d’étudiant en science religieuse !». (Le Sheikh dit) : "Comment en serait-il autrement après toutes ces années de patience à supporter cette apparence de mendiant et revenir tous les jours ainsi, il y a en cela de quoi ronger l’âme - il venait habiller ainsi uniquement dans le but d’apprendre de l’imam Ahmad (la science que renferme) un hadith ou deux tous les jours. [C’est pour cela que] l’imam Ahmad a dit (de lui) : « Celui-ci mérite vraiment le titre d’étudiant en science religieuse ".

Ceci est une résolution qui n’est pas simple à prendre et un épuisement pour l’âme, ce n’est pas facile. Voyager d’Andalousie jusqu’à Bagdad pour ce but-là, ce n’est pas facile. D’ailleurs tout cela te donne une certaine idée de l’immense charge que reflète cette détermination.

Baqîyou Ibn Makhlad dit : « Jusqu’au jour où je tombai malade et remarquant mon absence Abû Abdillâh (l’imam Ahmad) interrogea [les autres] à mon sujet. Il leur demanda s’ils avaient de mes nouvelles puis (l’un d’eux) dit : « Il est malade ! ». Il vint alors me rendre visite au khan. (Le Sheikh dit) : "Baqîyou Ibn Makhlad habitait au Khan, c'est-à-dire (une sorte) d’hôtel (Ndt : très modeste)".

Il (Baqîyou Ibn Makhlad) dit ensuite : « Alors que j'étais allongé, j’entendis le bruit confus de plusieurs voix puis l’un des responsables de l’hôtel entra dans ma chambre et me demanda : « Tu connais Abû Abdillâh ? Fais-tu partie de ses compagnons ? ». Je répondis : « Oui ! En effet. » ; Il dit alors : « Pourquoi ne nous en as-tu pas informé à ton arrivée ? Voici Abû Abdillâh Ahmad qui est venu te rendre visite ».

Il ouvrit alors la porte, (l’imam) Ahmad entra puis s’approcha de lui pour lui dire ceci : « Tu nous as manqué alors nous sommes venu te rendre visite, qu’Allah augmente tes bonnes actions ! » ; Ou encore : « Espère la récompense d’Allah ! Ô Baqîyou, aux jours de (bonne) santé, il n’y a pas de mal (maladie), et aux jours de la maladie, il n'y a pas de santé, qu’Allah te pardonne et te guérisse !».

L’imam Ahmad répétait cela alors que ses élèves se qui se tenaient autour de lui, écrivaient et lui de dire : «...Qu’Allah te pardonne et te guérisse ! »

(Le Sheikh dit) : " La coupure [que je souhaite faire ici] à propos de cette histoire, bien que vous en avez sûrement tirée un enseignement, [j’aimerais] toutefois que nous examinons la parole de l’imam Ahmad : « Aux jours de (bonne) santé, il n’y a pas de mal (maladie), et aux jours de la maladie, il n'y a pas de santé. ». Ce qu’il vise par ses propos, c’est que la détermination de l’étudiant en religion se trouve être pendant les jours ou il est en bonne santé. C’est donc durant cette période où l’individu jouit pleinement de sa bonne santé sans avoir à affronter la maladie, que tu connais l’instant opportun et la détermination solide [pour rechercher la science], car il est probable que surgisse un empêchement.

Et ceci est tiré de la parole du Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) : « Et profites de ta santé avant que tu ne sois malade » [Rapporté par Al-Boukhari (n°6416)] ".

[Fin de la réponse du Sheikh]

Source : www.ajurry.com - همّة السّلف في طلب العلم العلم

"La détermination des Salafs dans la recherche de la science" par le Sheikh Salih Al Sheikh (Qu'Allah le préserve)
Traduction adaptée & rapprochée : AbuKhadidja Al Djazairy